Retard accumulé, négligences de gestion, détournements de fonds, explosion économique ; les infrastructures argentines fonctionnent à la limite de la rupture et cèdent régulièrement. Un tableau en 5 actes, aux traits peut être un peu noircis.
Négoce du pouvoir et réseaux d’influence, l’Argentine a gardé des tas de similitudes de l’Italie des années 50, et entre autre un fonctionnement des affaires mafieux lié à la politique . Les détournement de fonds n’étonnent personne et paraissent aux administrés comme une sorte de fatalité. Il semble que la majorité ne soit pas dupe lorsqu’ils votent mais qu’ils n’aient pas vraiment le choix ; entre 2 pourris, ils choisissent celui qui leur graissera le mieux la patte et après eux, le déluge. On note tout de même des effets d’annonce avec par exemple la convocation d’un haut fonctionnaire en charge du nettoyage du Riachuelo qui aurait détourné des fonds publiques (indignation!) ; on est en droit de soupçonner un règlement de compte entre les sous fifres de Kirchner… peut etre que Madame Picoloti a tout simplement refusé son corps à son président préféré ?!
Les problèmes structurels portent préjudice à l’économie du pays c’est une certitude ; maintenant pour arriver en évaluer les effets c’est une autre paire de manches. Bien sur il existe un organisme de statistique étatique compétent qui s’appelle l’INDEC ; le problème est que (comme cela doit aussi exister en France, mais plus finement) les chiffres sont retouchés avant publication ; les employés de l’INDEC sont d’ailleurs régulièrement passés à tabac par la police qui réprime leurs manifestations contre la cosmétologie statistique . Il faut savoir que le niveau d’inflation officiel est de x% (je trouve pas sur le site de l’INDEC un coup de main?) et qu’en fait il approcherait pour la majeure partie des foyers argentins presque le double.
Le nez dans le mur, le gouvernement est contraint de prendre des mesures d’urgence et investit (enfin) massivement dans les infra structures. Effets d’annonces électoral en vue des prochaines présidentielles? Pas seulement. Les projets et les chantiers se multiplient ; Les montants sont colossaux (cf article Nacion) ; même si pour chaque Peso budgété, selon le degré hiérarchique jusqu’ auquel il faut descendre pour trouver le maître d’œuvre du projet, on peut estimer qu’il ne reste que la moitié, voire même le quart réellement dédié aux charges utiles et officielles du projet.
Prochains posts: L’energie (2/5), Les transport (3/5), les communications (4/5) et une petite conclusion (5/5)…
Besos triste desde Francia
Très bien cette synthèse
Par Le gaucho de service le 2 septembre 2007
à 10:12
Merci;
J’ai les autres Poste en brouillon sur le blog, si tu veux les coécrire… j’ai des manques!
Par merluche le 2 septembre 2007
à 14:17
Je regarde ça en début de semaine
Par Le gaucho de service le 2 septembre 2007
à 17:19