Tout vient à point à qui sait attendre… ok là c’est plus qu’à point c’est carrément cramé :-! désolé. Les illustrations plus tard. J’ai aussi pas mal de taf…
Dans ce chapitre encore, je m’appuierai des seuls 2 exemples connus (partiellement) de moi: Buenos Aires BsAs(cap féd 5 millions d’hab. + quelques villes de périphérie) et Tucuman avec San Miguel de Tucuman SMT (800 000 ha) et quelques autre villes de diverses tailles autour comme Monteiros (60 000 ha environ) Famailla (30 000 ha) et Sta Lucia (3 000 ha).
Les transports intra-urbains
Commençons par l’exception porteña: Le subte.
Le subte est le métro de Buenos Aires; je ne l’ai pas emprunté suffisamment pendant ma semaine touristique pour donner un avis très fiable; cependant il m’a fait une très bonne impression; surtout comparé au métro parisien.
Les installations sont propres, le trafic semble régulier et assez fréquent; le réseau est en forte extension et toutes les lignes doivent s’agrandir prochainement. Les cartiers chics sont bien desservis. Et les gens n’y ont pas encore le regard des parigaud (têtes de veau)… pour en savoir plus à ce sujet, je ne peux trop vous conseiller l’étude sociologique suivie que mène Dul de son objectif…
Repassons en surface: Là, Buenos Aires donne le ton général de l’argentine, à quelques différences près;
Les colectivos dessinent le réseau le mieux desservi de la ville; c’est un moyen de transport populaire et très emprunté. On note que les argentins accordent beaucoup d’importance au principe de faire la queue pour attendre le bus. Autrement tous ce qui concerne les colectivos est très finement décrit dans ce post de Dul (encore lui!!).
Les taxis sont légions en argentine; relativement bon marché, ils sont aussi souvent vétustes (moins à BsAs qu’en province). Il n’est pas rare de trouver des 404 année modèle 2006, en effet, les outillages des anciens modèles oubliés depuis belle lurette en France sont encore exploité pour couvrir les besoins locaux. Ils roulent parfois sans assurance, et toujours avec témérité. Ils sont organisés en groupes; Les véhicules sont souvent loués, et l’affiliation à l’organisation de Radio taxi se paye à la semaine je crois. En somme le chauffeur empoche tout ce qu’il gagne au delà de $110 par jour.
Il faut savoir que certains organismes de radio taxi sont apparentés à des mafias dangereuses. C’est, parait il un bon moyen de camoufler des activités illicites et de blanchir de l’argent. Il en est ainsi des taxis 5 étoiles de Tucuman. Si vous avez le choix, préférez lui une autre compagnie; celle ci est détenue par un mafieux notable nommé xxx (je vous trouve son nom sous peu). Si par malheur vous veniez à vous embrouiller avec l’un de leur chauffeur vous prendriez le risque, le temps d’un appel sybie, de vous retrouver au beau milieu de centaines de ses congénères sans foie ni loi (autre que celle du Parrain). Je n’ai jamais expérimenté ceci moi même mais je le tiens de source sûr.
Les remis sont des taxis longue distance; elles peuvent se louer à la demi journée, et ne coutent pas très cher (moins de 2 pesos du km) .
Les rues des villes sont souvent en mauvais état, surtout dans les quartiers non centraux. On trouve des routes défoncées, des nids de poules si proffonds qu’il faudrait un attirail de plongeur bouteille pour les explorer; qui plus est, le système d’évacuation des eaux de pluies est principalement en surface. Cela justifie la présence de rigoles qui coupent les routent à chaque croisement. Comme si à tous les carrefours on avait mis un dos d’âne en entrée et un autre en sortie.
A Sta Lucia, la plupart des rues ne sont même pas pavées. Même la rue principale n’est pas entièrement goudronnée.
L’aménagement de la rue illustre une certaine liberté avec les normes dont j’ai déjà parlé. La grande majorité des feux tricolores sont placés de l’autre coté du carrefour, à l’américaine, mais certains dérogent à la règle et peuvent être placés au beau milieu du carrefour voire carrément devant, à la française.
Embouteillages: les rues et les grands axes de BsAs saturent quasi quotidiennement aux heures de pointe; c’est un problème qui risque de ne pas s’améliorer les années à venir. A noter que si les files d’attentes aux péages s’allonge trop, au delà d’un certain délai (7 minutes selon Clément) les compagnies de gestion des autoroutes ont l’obligation d’ouvrir les barrières et de laisser s’écouler librement le flux. L’exercice de ce droit est réclamé par les automobiliste dans les files d’attente à grands coups de klaxon ce qui déclenche promptement l’ouverture jusqu’à la disparition du délai d’attente.
Véhicules insolites: On peut croiser sur les route des cartoneros tractant dans leur char à bras des montagnes de carton ou des bouteilles plastiques rassemblées dans d’énormes bouquets. (si quelqu’un a des photo il y en a d’impressionnants) Le nombre d’attelages équestres a beaucoup diminué en 10 ans mais reste non négligeable. Les motos sont nombreuses et considérées comme des moyens de transport en commun et/ou de travaux publiques. En effet, on peu croiser, au beau milieu de la circulation d’une matinée de semaine, des motos transportant 3 passagers, sans casque, le dernier tenant, à 2 mains dans le dos, une demi douzaine de fers à béton de 10m pliés en 2, générant une trainée d’étincelles en guise de signal avertisseur. Je vous jure que je n’invente rien.
Les vélos sont assez rares du fait cumulé de l’insécurité de la pollution et de la manière de conduire.
La conduite à Buenos Aires est assez civilisée suivant les critères européens; un peu stress comme à Paris, mais correcte. Les feus sont majoritairement respectés. A Tucuman la donne est tout autre: c’est la loi du plus fort qui fait le plus souvent office de code de la route (qui parait-il parle dune règle étrange intitulée priorité à droite…heu mais au fait c’est laquelle la droite?). Le plus fort étant déterminé suivant une formule savante liée à l’importance relative des 2 rues, à la cylindrée et au poids relatif des 2 véhicules, à la petitesse relative des cerveaux et à la dimension de l’égo des 2 conducteurs. Ces 4 derniers paramètres étant souvent intimement liés et exacerbés chez les conducteurs tucumanais. L’exercice de ce principe est favorisé par le faible nombre de feux tricolore dans la ville. Il faut savior qu’en principes les rues sont organisée en quadrillage (à l’américaine) en sens unique alterné (une dans un sens une dans l’autre). Les voitures se lancent durant un cuadra et arrivent plus ou moins à l’aveuglette dans le carrefour… au bilan, pas mal de frayeurs pour les non initiés et des accidents fréquents impliquant souvent des motos.

Heu comparé le métro de Buenos Aires avec le métro de Paris c’est un peu comparer une mobylette avec un tgv.
4 correspondances toutes situées dans la même zone, régularité à revoir et surtout concept très intéréssant réduire le nombre de trains aux heures de pointes. Sans parler du matériel roulant qui pour le plus récent à plus de 30 ans. La ligne A avec ses rames des années 30 est un bel exemple de l’invraisemblable manque d’entretien et d’investissement du métro de BA.
Tu as traversé une rue à Buenos Aires? non le principe de base de circulation automobile dans la ville c’est quand même j’accélére si un pièton traverse. Je l’écrase plutôt que de freiner!!!!!! Rome est une ville bien plus sure que Buenos Aires pour un pièton.
Les chauffeurs de bus étant tous des assassins en puissance.
Par dulconte le 19 septembre 2007
à 11:21
Et bien ma courte expérience portena m’incite à penser que les chaufard – heu non – les chauffeurs sont bien plus civilisés à BsAs qu’a Tucuman et (là j’extrapole) partout ailleurs en argentine.
Par Pedro le 19 septembre 2007
à 11:33
C’est 7 minutes avant d ‘esperer vor les barrieres s’ouvrir au peage….Le metro: “Les installations sont propres, le trafic semble régulier et assez fréquent; le réseau est en forte extension et toutes les lignes doivent s’agrandir prochainement.”
5 millions d’habitants à Buenos Aires, 16 si on y rajoute la proche banlieue et seulement 5 lignes de metro…(bientot 6 avec la ligne H, promise depuis 6 ans)?? C’est ce qu’on doit appeler le desert argentin en terme d’infrastructure urbaine. En plus, je te parle même pas des controles techniques des rames: pratiquement nuls depuis le rachat d’occasion des rames au Japon en 1981.
Par Clément le 19 septembre 2007
à 12:11
Pedro ! T’as pris le métro avec l’amour de ta vie et tu as roulé à Buenos Aires en voiture avec elle au volant pour dire tout cela !
Aveuglement d’un court instant, il faut l’espérer !
Par Le gaucho de service le 19 septembre 2007
à 12:45
Encore une fois je relativise ma vision (succinte je l’admets) de Buenos Aires par rapport à celle de San Miguel de Tucuman;
De même par rapport à ma connaissance des pendants parisiens (que je connais plutôt bien puisque je suis pseudo parisien depuis 6 ans, de surcroit cycliste et cadre dans une entreprise de transport régionalisée) Buenos Aires n’est pas si terrible que ça.
Cela dit, les circonstance atténuantes que tu invoques sont bien senties…
Par Pedro le 19 septembre 2007
à 12:58
Tucuman, la plus vilaine ville d’Argentine que je connaisse (ceci n’engageant que moi bien sur), la circulation y est beaucoup moins chaotique qu’à BA et moins dangereuse pour les piètons à mon humble avis.
Par dulconte le 20 septembre 2007
à 10:24
Bon ben je crois définitivement qu’il faudrait que je fasse appel aux services de désenvoutement d’un exorciste.
Quelqu’un a une bonne adresse à me conseiller?
Par Pedro le 20 septembre 2007
à 11:21
j’ai une photo de cartoneros si tu veux, elle n’est pas bien belle et prise du haut du fenêtre mais ça peut toujours illustrer l’article.
Par monie le 20 septembre 2007
à 11:33
Merci Monie;
Donne moi l’url, je l’insèrerai.
Par Pedro le 20 septembre 2007
à 12:27
heu ça je sais pas faire. Je peux la mettre dans ton post et tu choisiras de la garder ou non et de la placer ou tu veux
Par monie le 21 septembre 2007
à 6:15
Parfait
Par Pedro le 21 septembre 2007
à 6:54